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Course de montagne : Thyon-Dixence : Maximilien rivalise avec les Africains

Maximilien réalise une magnifique performance ce dimanche 5 août.

Il termine 3ème à 35 secondes du premier.
1er : Kenyan
2e : Mexicain
3e : Maximilien Belge
4e : Kenyan
5e : Ethiopien

Voici ses impressions (tirées de son blog www.maximiliendrion.com)

« A ce jour, Thyon-Dixence est l’une des plus belles courses à laquelle j’ai participé. Elle a lieu entièrement au-dessus de 2000m, possède de nombreuses parties techniques et l’arrivée sur le barrage est stupéfiante.

L’année passée, c’était ma première participation, j’avais terminé 17e en 1h17’41. Mon objectif cette année était d’améliorer mon rang et mon temps.

C’était vraiment une journée incroyable. Mes sensations n’étaient pas géniales les jours précédents la course mais dès le départ, j’ai su que j’étais en pleine possession de mes moyens. J’espérais améliorer mon chrono mais à ce point c’était inimaginable. Je suis parti assez rapidement puis dans les parties techniques, je suis revenu au contact d’un groupe de 4 coureurs qui occupaient à ce moment-là les places 2 à 5. Je me suis accroché et me disais dans ma tête que je devais tout donner au risque d’exploser avant la ligne d’arrivée. Dans les parties techniques, je me sentais très à l’aise, ce qui m’a permis de respirer un peu et dépasser un coureur. Je n’ai pas voulu attaquer tout de suite, j’ai préféré garder des forces pour la fin comme me l’avait conseillé César à l’échauffement. A 3km de l’arrivée, je dépasse un Kenyan et accélère pour tenter de revenir sur les deux coureurs de tête et pour conserver cette incroyable 3ème place. Ensuite, les encouragements au sommet du Mirador et sur le barrage m’ont donné des frissons et poussé jusqu’à la ligne d’arrivée où je n’ai pas pu cacher mon émotion. C’est sans aucun doute ma course de référence et une grande source de motivation pour la suite. »

 

Cinq générations de Drion au Chapois sous Gosselies et projet pédagogique au Collège

LE CHAPOIS, aujourd’hui, est terre gosselienne (depuis 1804) mais anciennement, et de temps immémorial, jumètoise. C’est un vieux lieu-dit, attesté depuis 1453 et donc bien antérieur à la famille Drion (qui l’ajouta à son nom à la fin du 19e s.), laquelle ne s’y installa qu’à l’extrême fin du XVIIIe siècle.

L’occupation du lieu avant les DRION.

Dans des études inédites sur le Chapois, le Baron Adolphe (II) DRION du CHAPOIS (1861-1945) assure avoir retrouvé les traces sur ce territoire, d’une « cappa » (remise ou grange dépendant d’une ferme située au Moncil, à quelques centaines de mètres de l’endroit) remontant au XVe s. Des fouilles faites sur place, en 1913, ont fait apparaître les traces d’une exploitation agricole du XVIIe s ainsi qu’une dizaine de pièces de monnaie de l’époque. C’est en effet vers 1673 que Guillaume NOEL acquiert la parcelle et y bâtit une ferme, mitoyenne à la « cappa ». L’ensemble sera démoli vers 1760 sans doute à cause de sa vétusté. A la différence des châteaux suivants sur le site, cette exploitation était placée en oblique, tournée vers Gosselies et apparaît sur des plans militaires français de la première moitié du XVIIIe siècle.

Le Vieux Chapois.

En 1797, François Joseph Drion (dit Junior, 1756-1816), époux de Mademoiselle Zoude, acquiert le lieu dénué de construction, et de 1799 à 1800 fait construire un premier château dit « le Vieux Chapois ». Il sera démoli pour faire place à une autre construction : le Grand Chapois.

Le Petit Chapois.

Dans la foulée de la construction de ce « Vieux Chapois » et comme beaucoup d’industriels de l’époque, « Junior » fera construire 6 maisons ouvrières alignées au Nord de la bâtisse. Ce petit coron sera modifié, agrandi et transformé en une grosse demeure bourgeoise et deviendra le « Petit Chapois » qui subsistera jusqu’à sa démolition en 1925. Ses briques remployées serviront à la clôture de la propriété par un mur (encore existant en de nombreux endroits) de 1065 m. La façade se découvrait dans la perspective d’une allée d’arbres qui aboutit aujourd’hui à une grille s’ouvrant dans le vide de la cour de récréation du Collège Saint-Michel.


 

Le Grand Chapois.

En 1839, François Joseph Drion (1800-1847), fils de « Junior » et époux de Mademoiselle Dumont, fait entreprendre le château actuel. La construction s’échelonne sur 1839-1841 à l’emplacement du « Vieux Chapois ». C’est le château qu’occuperont les 3 générations suivantes (Adolphe I d’abord, Émélie et Ernest ensuite puis enfin Michel) jusqu’en 1953, moment où s’installeront les Pères Assomptionnistes venus de Sart-les-Moines pour y fonder le Collège Saint-Michel. La construction du Grand Chapois correspond à l’apogée de la famille DRION, en sa branche gosselienne. Car cette bourgeoisie, faites de capitaines d’industries dont la puissance repose sur les capacités financières a fait la révolution qui évinçait les classes privilégiées d’Ancien Régime (la noblesse et le clergé) dont le pouvoir reposait sur la terre. Pour elle, le château de l’industriel devient le symbole parfait de sa réussite sociale. Elle en construira un peu partout et le plus souvent suivant des modèles semblables.

 A ce propos une intéressante comparaison peut se faire, entre autres, avec le château construit en 1850 à Aniche (http://www.la-retro-d-aniche.com/search/Drion/) par Adrien Drion (1792-1862) , frère aîné de François-Joseph (1800-1847), mais malheureusement démoli par les Allemands à la fin de la première guerre mondiale. (http://www.la-retro-d-aniche.com/album-2120167.html)

Aujourd’hui, un projet est sur les rails : la réalisation, par des étudiants du Collège, d’une maquette évolutive didactique du site du Chapois dont les traces remontent au XV° siècle.

 « Il s’agit de mettre sur pied des activités scolaires de dépassement et de motivation pour des élèves de 2e année. Les qualités scolaires développées de ces élèves seront doublées de qualités humaines de solidarité, de respect, d’entraide, de partage… entre autres ! »

Pour en savoir plus, cliquez sur ce lien 

http://start5g.ovh.net/~csmgusuc/patripedago/index.php/projet-3-architecture-2015-2021/26-projet-architecture-patrimoine-immobilier

XS

Du fer à l’argent

Je pense, fondamentalement, que tous les ancêtres de Maximilien se sont retournés dans leurs tombes,  enfin du moins ceux qui étaient cloutiers, ces dernières jours. Les Drion de ces temps-là, étaient des entrepreneurs, des créateurs d’entreprises, des fondeurs, des cloutiers et j’en passe. Il firent la richesse de la Wallonie avec le fer qu’ils transformaient en clou… Et il en fallait des clous pour construire des maisons et transformer la Wallonie profonde. Continuer la lecture de Du fer à l’argent

Joséphine Bouvelle, photographe

Joséphine Bouvelle (1872-1932) est l’épouse de Ferdinand Drion du Chapois (1871-1926). Joséphine est décédée à Aye au château d’Hassonville au sud de Marche-en-Famenne. Lors de la succession d’une des quatre sœurs Drion, des plaques de verre ont été, malheureusement partagées entre 19 neveux et nièces.

J’ai eu la chance de pouvoir les scanner en haute définition avant la dispersion définitive de cette incroyable collection de plaques de verre qui a réussit à traverser les ans sans dommage. La plus grande catastrophe étant la dispersion de cette collection, qui est un véritable témoignage du temps jadis. Ce n’est pas faute d’avoir intercédé auprès de ma mère pour essayer de convaincre les 18 autres ayants-droits, mais rien n’y fit.

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Merci pour ce roman !

Il est temps de parler de Bernard qui a une belle plume entre ses mains. L’on sait déjà qu’il a écrit l’un ou l’autre roman mais surtout des pièces de théâtre. La dernière en date qui est annoncée pour les 25 au 29 avril 2017 est intitulée « Merci pour ce roman !« . Cette pièce se joue au Centre Communautaire Joli-Bois à Woluwe-Saint-Pierre. Plus d’infos en cliquant ici. Et si vous voulez sa vidéo de présentation, clique ici.

Je voulais connaître la bibliographie de Bernard en tapant sur wikipedia. Rien. Il n’est pas encore dedans. Il est temps que quelqu’un le décrivent sur cette encyclopédie universelle !

En 2016, il a consacré du temps à la rédaction d’un scénario pour la BD Alix. Il a écrit sous le pseudo de son grand-père, François Drion, Pierre Valmour. C’ets d’ailleurs quand on a parlé de cette production que l’on peut, sur un site Internet découvrir un peu plus Bernard, en cliquant ici. (Site du Collège Saint-Michel)

Géry

Banane 82

Lors de la dernière rencontre familiale, il y a quelques jours, je discute avec Bernard Drion de sa première pièce de théâtre co-écrite avec Ferdinand de Broqueville en 1982 (1). Il n’a plus du tout d’archives concernant ce haut fait d’écriture.

Le lendemain, en déplaçant une pile d’archives, je tombe, littéralement, sur le programme de cette pièce de théâtre dont les acteurs étaient les louveteaux de la meute Saint-François de la 13e unité (Lones). Cette pièce de théâtre a, selon les souvenirs des uns et des autres, permis à plus de 1200 spectateurs de s’esclaffer autour du thème de « La machine à remonter le temps ».

Les bénéfices de cette pièces de théâtre ont été versé à la toute jeune association ASMAE (créée en octobre 1981) dont certains membres du staff de la meute étaient déjà membres comme Ferdinand.

Les souvenirs sont nombreux tant de la préparation, de l’exécution et de la fin de ce très beau spectacle qui s’est déroulé à Saint-Stanislas durant 3 séances. Le programme (en pdf) que l’on peut voir ci-dessous donne une toute petite idée de cet événement. On cherche encore le texte original qui peut-être se trouve dans une cachette de l’ancienne maison de Ferdinand. Qui sait on va peut-être retrouver ce petit trésor un de ces quatre !

Géry de Broqueville

(1) Depuis lors, Bernard écrit des romans et des pièces de théâtre. Nous aurons l’occasion d’en reparler bientôt.

Brabançonne et médaille d’or

Il s’agit donc bien d’une belle victoire que Maximilien a remporté ce dimanche 29 janvier 2017 (palmarès ci-dessous), en ski-alpinisme. Cette  manche du championnat du monde se déroulait en France à la Cambre d’Aze (Pyrénées Catalanes). Il s’agissait de l’épreuve de sprint.  Et ce fut aussi un beau moment pour lui et sa famille qui le suit depuis toujours quand il a reçu sa médaille d’or et entendre résonner la Brabançonne. Maximilien a 19 ans et est en catégorie junior. Il fait des étincelles tout en continuant ses études, qu’il réussit bien du reste. Continuer la lecture de Brabançonne et médaille d’or

Auberge espagnole

Bonne-esperanceSi l’expression a été inventée au XXe siècle pour montrer une pratique habituelle chez les étudiants notamment Erasmus, au XIXe siècle les choses se faisaient  de la même manière. Je suis tombé sur une convocation à une assemblée ordinaire datée de « Montigny-sur-Sambre, le 9 novembre 1857 » de la Société du charbonnage de Bonne-Espérance. Continuer la lecture de Auberge espagnole

La patrouille des glaciers en famille

Comme des fourmis…

Zermatt-Verbier. Cela nous semble peu évident si ce n’est de le faire par la route ! Ce n’est pas le chemin qu’ont décidé de prendre Olivier et Maximilien Drion. Il le font à pied, en ski, par monts et par vaux ! Nous aurons une grande pensée pour Olivier, mercredi matin, 19 avril 2016, quand il s’élancera avec deux amis suisses dans cette folle aventure sportive sur le parcours Zermatt Verbier. Quant à Maximilien, il court samedi avec un ami belge et un ami suisse sur le parcours Arolla Verbier (parcours plus court) Continuer la lecture de La patrouille des glaciers en famille

Des clous, oui !

2224C’est depuis la fin du XIXe siècle que le clou ne vaut pas tripette. On le retrouve d’ailleurs dans des expressions comme « travailler pour des clous » ou bien « gagner des clous ». Bien sûr la valeur d’achat d’un clou est extrêmement faible, et cela peut largement suffire à expliquer l’expression. Mais on trouve aussi, dans les anciens dictionnaires de l’Académie française, l’expression de même sens « cela ne vaut pas un clou à soufflet » où il était question de ces clous en cuivre qui ornaient les soufflets à forge ou à cheminée, clous purement décoratifs, donc sans valeur, au moins d’usage. Continuer la lecture de Des clous, oui !