Archives pour la catégorie Histoire

Joséphine Bouvelle, photographe

Joséphine Bouvelle (1872-1932) est l’épouse de Ferdinand Drion du Chapois (1871-1926). Joséphine est décédée à Aye au château d’Hassonville au sud de Marche-en-Famenne. Lors de la succession d’une des quatre sœurs Drion, des plaques de verre ont été, malheureusement partagées entre 19 neveux et nièces.

J’ai eu la chance de pouvoir les scanner en haute définition avant la dispersion définitive de cette incroyable collection de plaques de verre qui a réussit à traverser les ans sans dommage. La plus grande catastrophe étant la dispersion de cette collection, qui est un véritable témoignage du temps jadis. Ce n’est pas faute d’avoir intercédé auprès de ma mère pour essayer de convaincre les 18 autres ayants-droits, mais rien n’y fit.

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Auberge espagnole

Bonne-esperanceSi l’expression a été inventée au XXe siècle pour montrer une pratique habituelle chez les étudiants notamment Erasmus, au XIXe siècle les choses se faisaient  de la même manière. Je suis tombé sur une convocation à une assemblée ordinaire datée de « Montigny-sur-Sambre, le 9 novembre 1857 » de la Société du charbonnage de Bonne-Espérance. Continuer la lecture de Auberge espagnole

Des clous, oui !

2224C’est depuis la fin du XIXe siècle que le clou ne vaut pas tripette. On le retrouve d’ailleurs dans des expressions comme « travailler pour des clous » ou bien « gagner des clous ». Bien sûr la valeur d’achat d’un clou est extrêmement faible, et cela peut largement suffire à expliquer l’expression. Mais on trouve aussi, dans les anciens dictionnaires de l’Académie française, l’expression de même sens « cela ne vaut pas un clou à soufflet » où il était question de ces clous en cuivre qui ornaient les soufflets à forge ou à cheminée, clous purement décoratifs, donc sans valeur, au moins d’usage. Continuer la lecture de Des clous, oui !

Quand la mort explique la vie

1614Loin de moi l’idée de faire un article philosophique en ce lieu. Il n’empêche qu’un faire-part mortuaire donne une indication concernant l’entourage d’une famille, des centaines de ces vieux papiers jaunis et bien encadrés d’une encre d’un noir profond nous donnent des indications fort intéressantes à propos du milieu de vie d’un personnage (1).

Ici, il s’agit, en l’occurrence de la vie d’Ernest Drion du Chapois et de sa sœur Emilie qui, tous deux, vivent en célibataire au château du Chapois. à Gosselies.

Ernest est celui qui reçoit le plus de faire-part en lien avec sa fonction politique puisqu’il est sénateur et bourgmestre de Gosselies. Et c’est à ce titre qu’il reçoit les annonces du décès des ministres d’État comme Woeste, Berryer, Renkin, Levie, Poullet et… Broqueville. Ernest ne sait pas encore à ce moment-là que sa nièce et filleule Huguette Drion du Chapois épousera en 1954 Norbert de Broqueville, petit-fils du ministre de la Guerre et Président du conseil durant la guerre de 14-18. Continuer la lecture de Quand la mort explique la vie

Les archives

Adolphe II Drion du Chapois, en 1885.
Adolphe II Drion du Chapois, en 1885.

Les archives Drion sont actuellement éparpillées dans différents lieux accessibles ou non aux historiens. Le premier lieu d’archives est situé à Mons au Archives  de l’État (1). Le dépôt qui a été réalisé le fut par François Drion du Chapois qui avait hérité de son père l’ensemble des recherches que ce dernier avait effectué durant toute sa vie sur les familles Drion et collatérales. Plusieurs milliers de documents ainsi quelques objets et tableaux familiaux se trouvent dans cet endroit. Tout le travail d’Adolphe II Drion du Chapois (2)  est en train d’être répertorié par une historienne. Adolphe Drion avaient déjà réalisé ce répertoire mais au gré des déménagements, des rangements aléatoires, son cahier de 1000 pages ne correspond plus à rien. Il faut donc tout recommencer ! Le contenu de ces archives est colossal d’autant qu’Adolphe a pris en photo, sur plaque de verre les originaux qui depuis le bombardement de Mons en 1945, n’existent plus ! Il a donc gardé un témoignage remarquable à travers ses écrits et ses plaques de verre. Continuer la lecture de Les archives